Orbs radio : « Et si on changeait d’art » avec William Morris, sur BTLV

Une nouvelle émission de « Et si on changeait d’art » à écouter, consacré cette fois à un père fondateur de la Fantasy : William Morris, une figure clé de l’Angleterre victorienne, tout autant décorateur, chef d’entreprise et écrivain, pionnier des mouvements préraphaélite et « arts & crafts », que porte-parole de la ligue socialiste britannique et son communisme libertaire. Un tour d’horizon enchanteur avec David Meulemans, éditeur aux Forges de Vulcain, engagé dans la traduction en français de l’intégrale des oeuvres de Morris.

Une émission proposée et animée par Charles-Maxence Layet, avec la revue Orbs, disponible en podcast sur Btlv.fr

https://www.btlv.fr/s04e58-maxence-layet-on-changeait-dart-william-morris-a-source-de-tolkien-david-meulemans.html

William Morris (1834-1896) est l’un des véritables précurseurs de la Fantasy. Eminemment célèbre outre-manche, la pleine influence de Morris est sous-estimée dans nos contrées. Les visions de cet esprit universel, généreux et épris de justice sociale, un véritable « homme de la renaissance » fameux et estimé tant pour ses œuvres littéraires que pour son travail d’éditeur et ses créations dans les arts décoratifs, ont inspiré des grands auteurs et mouvements artistiques de son temps et des décennies qui suivirent.

La Source au bout du monde, un grand roman d’aventure merveilleux et initiatique, maintenant disponible en français en version intégrale, est sans doute l’oeuvre de Morris qui a le plus influencé Tolkien, l’auteur de la série du Seigneur des Anneaux. La devise de Morris, “la camaraderie avant tout” (en anglais : “fellowship is life”) est ainsi, à la fois, un slogan politique – et une des sources de la “compagnie de l’anneau” de Tolkien. Et certains des personnages (Gandalf) du Seigneur des Anneaux sont directement inspirés de personnages de la Source (Gandolphe)…

Militant politique libertaire, engagé dans l’émergence du socialisme britannique, ardent défenseur de l’environnement et du patrimoine architectural, William Morris a multiplié les prises de parole publique, prônant l’amélioration de la qualité de la vie des travailleurs manuels, et des ouvriers dans leur ensemble, grâce à l’éducation, les loisirs, et l’enseignement des arts appliqués.

Tour à tour peintre, illustrateur, écrivain, architecte, imprimeur, entrepreneur, traducteur, les visions de Morris ont durablement influencé la culture et la littérature fantastique anglaise.

Sa passion pour le Moyen Âge, son imagination visuelle, son goût plastique pour la beauté et la nature, lui ont fait jouer un rôle majeur dans deux mouvements artistiques de l’époque victorienne : les préraphaélites, qui ont eu une immense influence sur l’esthétique de la « Fantasy », et le mouvement “Arts and Crafts”, un courant des arts visuels tourné vers l’art décoratif et l’artisanat d’art. En France et en Belgique, Morris a aussi inspiré la mouvance Art nouveau.

Calligraphe et typographe, il créée de nouveaux caractères d’imprimerie, lisible et élégant, considérées aujourd’hui comme des chefs d’oeuvre et une des sources d’influence de l’école du Bauhaus, mouvement artistique d’avant-garde d’origine allemande portant sur l’architecture et le design.

Coop Orbs : un film en financement participatif sur la conscience Navajo

La philosophie indienne appelée Hozho signifie : beauté, équilibre, harmonie, humour, joie.

Le réalisateur Bruno Vienne et la compositrice, auteure et chanteuse Lorenza, qui partage la vie des Navajo depuis 20 ans, nous embarquent pour un road movie au coeur de la réalité d’une tribu indienne d’aujourd’hui, dans un voyage initiatique auprès de la culture et de la philosophie des Diné, le peuple Navajo.

https://www.generosity.com/community-fundra…/navajo-songline

La revue belge Imagine demain le monde signe une tribune « Eloge de la Slow Press » sur #Reporterre

« Cette presse a choisi de ralentir, de prendre le temps, de questionner, d’investiguer, de rapporter et de raconter le monde comme il est et, surtout, comme il devient. Avec rigueur et discernement, passion et obstination, recul et humanité, hors des sentiers battus.

Ils s’appellent Reporterre, XXI, Médiapart, Socialter, Orbs, Kaizen, Bastamag !, Silence, L’Âge de faire, et on en passe. Sur papier ou en ligne, adeptes d’un journalisme au long cours à la fois vivant et construit, ces médias alternatifs, par-delà leurs différences éditoriales (une ligne tantôt fondée sur la dénonciation, tantôt sur le récit, le reportage ou la mise en avant d’alternatives), partagent une même envie commune : servir l’intérêt général, traquer les injustices, accompagner les transformations du monde, etc. »

https://reporterre.net/Eloge-de-la-slow-press

#Orbs #Reporterre #Imagine

Orbs partenaire du colloque « Plantes et Savoirs » organisé le samedi 22 avril à la Halle Pajol (Paris 18) par l’association Plante et Planète. Le thème cette année est « S’épanouir dans l’action responsable » donnera lieu à différentes tables-rondes autour d’actions inspirantes et responsabilisantes. Une journée accessible à tous, engagés ou en chemin, connaisseurs des plantes ou novices, scientifiques, artistes…

Ce colloque s’inscrit dans la deuxième édition des Rencontres Internationales « Plantes et savoirs, dialogue des 5 continents » du 18 au 28 avril 2017. Ces rencontres permettent d’instaurer un dialogue entre acteurs de terrain venus du Pérou, du Gabon, de Malaisie, des Îles Hawai’i et bien sur de France et d’autres pays européens.

http://www.plantesetsavoirs.org/

Le réalisateur Georges Combe (Le Voyage Alchimique)
poursuit son exploration des grands mystères

Une extraordinaire enquête sous la terre pour découvrir d’inimaginables souterrains.
Un réseau très ancien, à l’incroyable structure géométrique.
On a appelé ces galeries : « les arêtes de poisson ».
Personne n’a pu percer le secret de cette construction, dont les bâtisseurs et la fonction restent inconnus.

Pourtant ces souterrains sont à quelques dizaines de mètres, sous nos pieds,
à l’intérieur de la colline de la Croix-Rousse, à Lyon.

Ces galeries ne furent «officiellement» découvertes qu’en 1959.
La spécificité de Lyon était là, sous la terre, et ne demandait qu’à être dévoilée.
Lyon était la capitale d’un monde invisible, hors de temps et de l’espace.
Les galeries, comme de gigantesques tentacules, étendaient leur bras sur la terre entière et même au-delà…

Vendredi 21 avril à 20h30, au Cinéma Étoile Palace, Vichy
Projection en présence de réalisateur Georges Combe et du journaliste Stéphane Grobost, spécialiste du cinéma symbolique.

C’est une petite ardoise médiévale de 20 cm de large. « Ce n’était pas la première que nous trouvions » se rappelle Gaetan Le Cloirec, archéologue à l’Institut national de recherches archéologiques préventives (INRAP). « Mais celle-ci nous est apparue très particulière : en étudiant ces graffitis de près, nous avons vu que cette plaque de schiste comportait… une partition musicale ! »

Quatre lignes de notes en forme de losange qui permettront d’identifier un chant grégorien du XVe siècle, décrypté par Dominique Fontaine, une soprano spécialiste des musiques religieuses anciennes, explique Sciences et Avenir dans l’article consacré à cette belle découverte. 

« Si l’on considère que la mélodie est complète, il s’agit d’une partition dite en mode « La éolien », une forme relativement tardive dans la musique religieuse européenne » poursuit la cantatrice qui a reconstitué ce chant, divulgué le 15 mars 2017 et à écouter en ligne.

https://www.sciencesetavenir.fr/archeo-paleo/archeologie/bretagne-comment-un-chant-du-xve-siecle-grave-sur-une-pierre-a-ete-ressuscite_112096

Deux copains d’enfance, l’un travaillant à New York au coeur d’une grande entreprise exportatrice d’eau en bouteille, l’autre réalisateur indépendant, se retrouvent et partent à la rencontre de pionniers, de grands témoins engagés dans l’économie, l’environnement, le politique, la santé? Au fil de leurs pérégrinations en France, avec Pierre Rabhi, Frédéric Lenoir ou le journaliste Hervé Kempf ; en Inde auprès de Vandana Shiva et de Salish Kumar ; aux États-Unis aux côtés de l’astrophysicien Trinh Xuan Thuan, du professeur de biologie moléculaire Bruce Lipton. En Amérique du Sud, des prises de conscience s’instaurent, graduelles mais radicales. Il aura fallu six ans de tournage et 19 versions du montage pour aboutir à ce superbe voyage sur le changement en marche. Initiatique et généreux.

En quête de sens, un film de Marc de la Minaudière et de Nathanaël Coste, sorti en 2015, à voir en ligne jusqu’au 23 avril

http://enquetedesens-lefilm.com

La Terre est-elle surpeuplée ? Les robots travailleront-ils à notre place ? Faut-il avoir peur des Chinois ?

Cet atlas prospectif, composé par une kyrielle de spécialistes, explore notre avenir et ses questions. Ses pages, au fil de thèmes comme le vieillissement, la santé, les monnaies, la pêche, la rareté des ressources naturelles, donne la mesure des futurs impacts de nos modes de vie, soulignant les dynamiques, les crises, les nouveaux modèles économiques, les utopies et les croyances qui façonnent, ensemble, ce que sera le monde dans 25 ans. 

Les tendances sont là, à nous de voir si nous souhaitons les laisser advenir. Une iconographie décalée, décoiffante, éclaire cet ouvrage remarquablement compréhensible, le dernier projet du géographe Jean-Christophe Victor, l’homme du programme Le Dessous des Cartes – 1 000 épisodes diffusés sur Arte – qui nous a quitté en décembre 2016.

2038, Les futurs du monde, de Virginie Raisson, avec Jean-Christophe Victor, Jean-Pierre Goux, et de nombreux autres spécialistes, Robert Laffont, 30 €

Orbs radio : une nouvelle émission de « Et si on changeait d’art » est disponible, consacré aux visages du Golem et son actualité, avec la chercheuse Ada Ackerman, chercheuse au laboratoire Théorie et histoire des arts et des littératures de la modernité (THALIM) du CNRS et co-commissaire de l’exposition « Golem, Avatars d’une légende d’argile », à découvrir à Paris jusqu’au 16 juillet 2017

Le Golem, être artificiel animé à l’aide de lettres sacrées hébraïques tracées sur son front, est un thème majeur des légendes juives et de la littérature fantastique. Explorer les multiples dimensions de ce mythe et ses résonances contemporaines, tel est le projet, captivant et magistralement mené, de l’exposition « Golem ! Avatars d’une légende » qui a débuté ce mois-ci au musée d’art et d’histoire du Judaïsme (mahJ), à Paris.

Alcôves après alcôves, cette plongée réussie dans l’univers du Golem prend la démarche d’une immersion transmedia. Combinant littérature, théâtre, peinture, mais aussi sculpture, cinéma, bandes dessinées et jeux video, cette sarabande plurielle de plus de 130 œuvres sur le Golem, à la fois inédite et profonde, en saisit les puissantes ramifications et son imposante actualité dans la culture populaire : du mythe de la Génèse au désir transhumante.

De Metropolis à Terminator, mais aussi Ghost in the Shell et la série télévisée Real Humans, les mises en scène du XXe siècle ont marqué la consécration du Golem dans l’imaginaire des foules. Ces visions illustrées puis animées, d’une créature rudimentaire et hybride, muette et sans âme, ont introduit l’un des premiers monstres du cinéma, un être artificiel façonnant profondément et durablement les esprits et l’imaginaire visuel.

« Golem ! Avatars d’une légende d’argile ». Exposition à découvrir jusqu’au 16 juillet 2017, au mahJ (musée d’art et d’histoire du Judaïsme), 71 rue du temple, 75003 Paris.

Une émission proposée et animée par Charles-Maxence Layet, avec la revue Orbs, disponible sur Btlv.fr

À l’attention de celles et ceux qui désirent en savoir plus sur l’histoire de la médecine, de ses origines à sa masculinisation, jusqu’à la fin du XXème siècle, ce texte féministe et bien documenté a été rédigé à une époque, les années 1970, où l’on commençait tout juste à s’approprier son corps.

Etait qualifiée de sorcellerie, jadis, cette médecine empirique, basée sur une connaissance transmise hors des livres et généralement exercée par des femmes seules, en marge de la société. Dès lors que la médecine s’embourgeoise et devient une activité exclusivement masculine, réservée à ceux qui auront les moyens de s’offrir l’accès aux études de la médecine, les chasses aux sorcières embrasent l’Europe et les Etats-Unis. 

Depuis, les femmes ont pu retrouver un accès à la profession, mais dans quelles conditions ? Elles ne sont toujours que les subalternes de ces messieurs, généralement reléguées au statut d’infirmière, d’aide soignante…

Sorcières, sages-femmes et infirmières : Une histoire des femmes soignantes de Barbara Ehrenreich et Deirde English, Éditions Cambourakis, 16 euros


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